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Association des spectacles en Carladès, Vic sur cère, Cantal, festival des buveurs d'eau, animation, spectacles

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Culture

Présentation du Cantal (le département)

 

carte France

 

Le Cantal est situé dans la région d'Auvergne, dont le nom vient des monts du Cantal.

 

carte Cantal

 

Le Cantal est appelé en occitant : Cantal ou Cantau et en occitan septentrional, Chantal ou Chantau. Ses habitants sont les Cantaliens et Cantaliennes ou, plus familièrement, les Cantalous.

Le Cantal pour une superficie de 5726 km², comptait en 2009 148380 habittants, soit 26 habittants au km².

 

Un peu d'histoire :

blason Cantal

 

Ce département (15), qui a été créé le 4 mars 1790, correspond à la partie de la province française d'Auvergne anciennement connue sous le nom de Haute-Auvergne.

Il comprenait plusieurs bailliages, celui des Montagnes d'Auvergne, celui d'Aurillac et celui du Carladès.

Son nom vient du Plomb du Cantal, sommet le plus élevé des Monts du Cantal qui occupent presque tout le territoire du département. C'est aussi le nom d'un pays, le Cantalès. Ce pays s'étendait au nord-ouest d'Aurillac. Il est attesté depuis 885. D'après Marcellin Boudet (historien de la Haute-Auvergne) le Cantalès s’étendait de Pleaux à Saint-Rémy au nord, de Saint-Santin-Cantalès à Saint-Etienne-Cantalès à l’ouest, et de Saint-Étienne jusqu’aux frontières d’Aurillac au sud, en passant par Viescamp. À l’est, le Cantalès s’arrêtait avant Naucelles et Marmanhac, se poursuivant peut-être jusqu’aux montagnes. Les toponymes Saint-Matin-Cantalès (Sancto Martino de Chantals), Saint Étienne du Cantalès ou Saint Sentin de Cantalès, montrent encore l’ancienneté de cette désignation. 

 

Plomb du Cantal Plomb du Cantal

 

La politique :

Département de naissance de deux présidents de la République : Paul Doumer et Geroges Pompidou.

 

Le climat :

Subocéanique et globalement frais à l'ouest et en montagne, avec une pluviométrie régulière et abondante (cumuls de 120 à 250 cm / an). Fort enneigement au-dessus de 1000 mètres. L'est du département est plus continental et plus sec mais toujours assez frais en raison des altitudes élevées.

 

Présentation du Carladès

 

Le Carladés ou Carladez est une région historique qui faisait partie de l'ancienne province d'Auvergne. C’est aujourd’hui une Région naturelle de France dont les dimensions sont plus réduites que l’ancienne vicomté. Bien qu’apparenté à l’Auvergne, le Carladés montre des traits culturels particuliers, tels que le folklore, la gastronomie, la langue traditionnelle ou l’architecture.

 

Situation :

Situé sur le versant sud des Monts du Cantal, le territoire actuel du Carladés est découpé par les quatre vallées de la Cère, de Brezons, du Goul et de la Bromme. Alors qu'au nord l'altitude et le climat des deux premières vallées en font une région typiquement montagnarde et auvergnate, les deux autres vallées, orientées au sud, présentent dans leur partie aval un paysage méridional.

Le Carladez est entouré par les régions naturelles suivantes :

Paysage Cantal

 

L’étendue géographique de l’actuel pays du Carladès varie selon les auteurs. Dans son encyclopédie des Pays de France, Frédéric Zégierman définit l’actuel pays du Carladès comme l’actuel pays du Barrez plus les environs de Carlat, Raulhac, Brommes, Lacapelle-Barrès et Thérondels mais n’y inclut pas Vic-sur-Cère ou Jou-sous-Monjou qu’il place dans le Pays des Monts du Cantal.

 

Communes du Caladez:

Le Carladès d'aujourd'hui est une simple région géographique. On y rattache 18 communes situées sur deux cantons, et deux départements (l'Aveyron et le Cantal).

 

Pays de Carladès (Cantal) :

Badailhac, Carlat, Cros-de-Ronesque, Jou-sous-Monjou, Pailherols, Polminhac, Raulhac, Saint-Clément, Saint-Etienne-de-Carlat, Saint-Jacques-des-Blats, Thiézac et Vic-sur-Cère.

 

Vue aérienne Vic-sur-Cère

 

Pays de Carladez (Aveyron) :

Brommat, Lacroix-Barrez, Mur-de-Barrez, Murols, Taussac et Thérondels.

 

À la fin de l'ancien régime (en 1789), le comté de Carladès comportait le territoire de plusieurs autres communes qui forment actuellement le pays de la Châtaigneraie.

 

Toponymie:

Le nom de Carladés vient de la ville de Carlat qui était le siège militaire de la vicomté. La terminaison en és est celle de l'occitan normé et celle en ez est une forme graphique historique.

Au cours de l'histoire, le nom de Carlat a évolué. On le trouve successivement sous les formes suivantes :

  • Castrum quod vulgo Cartilatum dicitur, 839 (Ann. Bertiniani)
  • Carlac, en 1380 (archives municipales de Saint-Flour)
  • Carlacum, en 1279 (archives départementales série E)
  • Carlatum, en 1382 (archives municipales d'Aurillac série EE)
  • Carllat, 1610 (aveu de Jean de Pestels)
  • Carlat, en 1671 (nommée au prince de Monaco).

Culture:

Bien que faisant partie de l'Auvergne, le Carladez a développé un certain nombre de traits culturels particuliers. Les us et coutumes y étaient différents de la coutume d'Auvergne. Des recettes de cuisine, des danses régionales, l'architecture, et la littérature en dialecte carladezien montrent des spécificités particulières.

 

armoiries Carlat

 

Moyen Age:

Le Carladès tient son nom de Carlat, table basaltique où se trouvait le château des vicomtes de Carlat qui en était la capitale militaire. La capitale judiciaire sera plus tard Vic-en-Carladez. Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne, était venu en faire le siège et l'avait confisqué en 839.

Issu de l'inféodation par les abbés d'Aurillac de l'ancien domaine héréditaire de Géraud d'Aurillac, le Carladez lui avait succédé au IXeme siècle comme l'un des cinq comtés carolingiens de l'Auvergne.

Le Carladès a d'abord été le territoire d'une vicomté mérovingienne située à cheval sur la Haute-Auvergne (devenue le département du Cantal) et le Rouergue (devenu le département de l'Aveyron). À la fin de l'Ancien Régime, ces deux territoires comportaient chacun une juridiction, celle de Carladès situé à Vic et ressortissant du parlement de Paris, et celle de Carladez à Mur-de-Barrez ressortissant du parlement de Toulouse.

À l'époque carolingienne, Carlat était le lieu d'une viguerie.

Longtemps possédée par les vicomtes de Millau, puis par les vicomtes de Rodez, on sait que les vicomtes de Carlat rendaient hommage à l'abbé d'Aurillac. Ainsi, le 29 novembre 1296, Henri II de Rodez rend foi et hommage pour Carlat à l'abbé d'Aurillac et exige qu'Astorg IV d'Aurillac lui rende hommage pour les chatellenies de Conros et Laroquevieille. On sait également, que le vicomte de Murat lui rendait hommage.

En 1356 le vicomte de Carlat Renaud IV et son fils meurent à la bataille de Crécy, Renaud VI se retrouve vassal du roi d'Angleterre Edouard III. Quelques années plus tard le Traité de Brétigny ayant été dénoncé, Jean Froissart nous indique dans ses Chroniques que Renaud se rallie au roi de France en 1369. Mais les partisans des Anglais ne l'acceptent pas et la région subit pendant plus de trente ans les ravages de leurs bandes armées qui prennent et rançonnent les châteaux, pillent et incendient des fermes, des églises et des villages.
Une fois la paix revenue, la région est tombée dans un tel état de pauvreté, que ses habitants sont exemptés d'un certain nombre d'impôts.

En 1404, Bonne de Berry établit un baillage du Carladès dont elle fixa le siège à Vic-en-Carladez dont elle fit reconstruire l'église, ainsi que celles de Raulhac et de Carlat.

 

Vic-sur-Cère

 

Epoque moderne:

Lors de la rédaction en 1510 des Coutumes d'Auvergne, Suzanne de Bourbon fit valoir, comme vicomtesse de Carlat, que le Carladès avait son droit et ses usages particuliers, différents de ceux de l'ancien comté d'Auvergne dont il n'avait jamais fait partie.

Après une période de paix, les Guerres de religion calvinistes furent très violentes dans la région. Comme pendant la guerre de Cent Ans, des bandes armées attaquaient les châteaux qui leur servaient de base pour piller le pays, avant de les rendre contre rançon. Ils s'en prenaient aussi aux bourgs et aux abbayes, comme celles de Vabres en 1568 puis d'Aurillac en 1569, qu'ils mettaient au pillage puis incendiaient avant de retourner se réfugier avec leur riche butin à Genève.

La Reine Margot, première épouse de Henri de Navarre, futur Henri IV, prit le parti des catholiques et se réfugia en 1585 dans la forteresse de Carlat qui lui appartenait et où elle séjourna un peu plus d'un an avant de rejoindre son autre château d'Usson. En 1603 Henri IV ordonnera la destruction du château.

En 1643, Louis XIII érige la vicomté de Carlat, à laquelle il a enlevé la vicomté de Murat, en comté de Carladès qu'il donne avec d'autres territoires à Honoré II de Grimaldi afin de le remercier pour son alliance et le dédommager de la perte de ses seigneuries en Espagne.

Le titre de comte de Carladès est aujourd'hui éteint, mais l'actuel prince de Monaco, Albert II reste propriétaire du rocher de Carlat, lequel avait été racheté par son arrière-grand-père le prince Albert Ier, par l'entremise de la société de la Haute-Auvergne.

 

Cantal sous la neige Cantal sous la neige

 

Période révolutionnaire:

En 1789, quand on créa les départements, on pensa faire coïncider le pays du Carladès avec les nouveaux territoires. La logique historique voulait que le Carladés, partagé entre deux provinces restât uni, et la partie rouergate soit rattachée au nouveau département du Cantal. Cette idée avait des partisans en Rouergue, mais l'évêque de Rodez, Villaret et Andurand, chargés de l'étude par les députés, en décidèrent autrement. Ils firent valoir notamment qu’on était plus imposé en haut pays d’Auvergne, puis que la ville d’Aurillac était trop éloignée et inaccessible. La demande des gens d’Auvergne fut donc rejetée et le Barrez devint définitivement aveyronnais.

 

 Présentation de Vic-sur-Cère

(pour le plan de Vic-sur-Cère, cliquez sur le lien)

 

Vic-sur-Cère (en occitan, Vic en Carladés) est une commune française, chef lieu du canton de Vic. Elle est située dans la vallée de la Cère, bordée en aval par la commune de Polminhac et en amont par celle de Thiézac avec laquelle elle forme une station verte.

 

Vue aérienne Vic-sur-Cère

 

Géographie:

La commune couvre un territoire de 2 937 hectares, dont 585 de bois. Le nombre de logements de Vic-sur-Cère a été estimé en 2007 à 1 413, dont 912 résidences principales, 370 résidences secondaires ou occasionnelles et 132 logements vacants. 240 chambres d'hôtel. La densité est de 48,11 logements ou de 66,73 habitants par kilomètre carré (ou pour 100 hectares).

 

Relief:

Cette ancienne petite station thermale est située dans la vallée de la Cère, à l'entrée du Parc des volcans d'Auvergne du Puy Griou et du Plomb du Cantal.

Le territoire de la commune se trouve sur le fond d'une vallée qui résulte de l'érosion d'un ancien glacier dont les dépôts morainiques ont créé la gorge et la cascade du Pas-de Cère. Elle est située entre le plateau du Coyan qui confine à la commune de Velzic, et au sud celui de Pailherols sur lequel une ancienne voie romaine, la via Celtica, conduit au Plomb.

 

Pas-de-Cère Pas-de-Cère

 

La vallée est située entre 673 mètres (en limite de Thiézac) et 645 mètres d'altitude (en limite de Polminhac), tandis que les deux montagnes culminent à 1 263 mètres (puy de Quenouille, au Nord), et à 1 228 mètres d'altitude (via Celtica), ce qui fait 618 mètres de dénivellation.

L'ancien bourg, construit en pierres de lave (andésite) et couvert de lauzes de schiste, est établi à 680 mètres d'altitude sur le versant Est de la vallée, à l'abri d'un chaos rocailleux et boisé, dont descend le torrent de l'Iraliot.

 

Histoire:


Amoiries Vic-sur-Cere

 

Nommée Vic-en-Carladès jusqu'à la Révolution française, Vic-les-Bains dans les guides touristiques du XIXeme siècle, elle tient son nom d'un ancien vicus, d'abord village au pied d'un château, puis siège d'une viguerie. On lui donne, ou plutôt lui redonne, le nom de Vic-sur-Cère, sous la Révolution française, au cours de la période révolutionnaire de la convention nationale, lorsque la circonscription du Carladès est supprimée au profit d'Aurillac.

Au Moyen Age, deux enfants de Vic deviennent de célèbres troubadours, Pierre de Cols et  Pierre de Vic, qui fit des études à l'abbaye d'Aurillac, et remportera les prix des tournois littéraires des cours d'amour, rendant ainsi célèbre le nom de la ville dont son père était le seigneur.

La viguerie appartenait à Guillaume, seigneur de la Cère, et son siège était en 1279 dans le château de Vic. En 1266, les reconnaissances au vicomte de Carlat sont signées par les seigneurs de la région soit "devant le château de Vic" soit "devant l'église, dans le cimetière". Cette église était un prieuré dépendant de l'abbaye d'Aurillac qui devait avoir une certaine importance puisqu'il avait un cellérier au début du XIIeme siècle.

 

Vic-sur-Cère Vic-sur-Cère

 

La ville a eu beaucoup à souffrir des guerres, puisqu'elle a été pillée et détruite au moins trois fois : en 1265 par les montagnards du Falgoux conduits par le Comtour d'Apchon, détruisant l'église du XIIeme siècle dont il reste des modillons. Une seconde fois en 1379 à l'époque du Prince Noir par les Anglais qui avaient aussi pris Carlat: ils détruisirent l'ancien château qui fut abandonné, pillèrent et incendièrent les maisons.

Au XIVeme siècle la vicomté de Carlat possédait six vingt dix-huit feux, c'est-à-dire 138 maisonnées. Les dîmes de Vic, qui étaient considérables, soit 90 setiers de seigle et dix de froment, ont été données par Isabelle de Carlat aux clarisses de Boisset lors de leur fondation en 1329.

En 1441, le comte Bernard VII d'Armagnac, réorganise la justice de la vicomté de Carlat et met à sa tête un gouverneur dont on sait, d'après un traité passé en 1570, qu'il avait la place d'honneur dans la procession de la Fête-Dieu. La même année, Vic devint le siège de la cour supérieure de justice du Carladez, tandis qu'un édit du roi Charles VI fait ressortir sa cour d'Appeaux directement du Parlement de Paris. En 1561, une déclaration du roi Charles VI décide que les audiences des juges et officiers du Caraldez ne seront plus ambulatoires, et fixe leurs sièges à Vic. De très nombreux procès (plus de 500 par an) s'y tenaient. Les fourches patibulaires étaient établies le long de l'ancienne route sur les hauteurs, au lieu-dit le Rocher-des-Pendus. Ce dernier reste un lieu intéressant à visiter à cause du panorama qu'il donne sur la Vallée de la Cère.

 

Vieilles maisons de bourg Vic-sur-Cère Maisons des princes de Monaco Vic-sur-Cère

 

À partir de 1567, la Carladès eut à souffrir les exactions et les pillages des bandes calvinistes venues du Languedoc. Commandés par le Capitaine Merle, ils ont pillé et incendié la ville une troisième fois en 1575, avant de prendre Mur-de-Barrez qui servait de base pour leurs exactions. Les magistrats durent se réfugier à Aurillac jusqu'en 1583.

Après que le château de Carlat eut été rasé en 1603, Vic devient l'unique chef lieu de la Vicomté de Carlat, dont Louis XIII fait en 1643 le comté de Carladès qu'il donne à Honoré II de Grimaldi, prince de Monaco, en dédommagement de la perte de ses domaines au service de la France. Les juridictions du bailliages restèrent royales, tandis que le siège des juridictions comtales paraît avoir été établi à Vic dans l'hôtel à tourelle appelé "Maison des princes de Monaco".

Au XIXeme siècle, le thermalisme est en plein essor, plusieurs guides mentionnent la source et les eaux de Vic qui sont froides (12 °C), ferrugineuses, gazeuses, bicarbonatées et sodiques, elles ont d'autant plus de succès que la Compagnie des chemins de fer d'Orléans construit une ligne de chemin de fer et deux grands hôtels dont elle fait la promotion: l'un au Lioran, l'autre sur le versant sud qui domine la vallée. Après la Première Guerre mondiale, le thermalisme va peu à peu subir la désaffection générale pour les cures. Plusieurs hôtels fermeront.

Le 11 juillet 1941, l'OSE (Organisation de secours à l'enfance) et l'association de l'Amitié chrétienne, ouvrent à l’hôtel Tourning Club un centre qui regroupa jusqu'à quatre-vingt enfants juifs, avec une autorisation préfectorale qui fait nommer comme nouvelle directrice Suzanne Vincent, femme du pasteur Jacquet. En 1943, la direction générale de l'OSE se replie à Vic avant de repartir pour Chambéry. Tandis que le 1er mars 1944, la gestapo prévoit une rafle de 144 juifs à Aurillac, aucune arrestation n’eut lieu à Vic où pourtant le responsable départemental de la milice résidait.

 

Musique, chant et danse:

C'est à Vic que Joseph Canteloube a recueilli l'air qui deviendra le thème de Baïlero, publié dans son célèbre recueil : Chants d'Auvergne où l'on peut entendre un orchestre qui reflète les couleurs et paysages auvergnats. : "C'était un soir de 1903, à la nuit tombante, dans la montagne qui domine Vic-sur-Cère, dans le Cantal. Il contemplait le majestueux paysage qui s'offrait à ses yeux, quand tout à coup s'éleva le chant d'une bergère qui lançait ses phrases à toute volée. Se gardant bien de se montrer, il commença à noter la mélodie, lorsque de très loin, comme portée par la brise qui se lève le soir sur la montagne, il perçut à peine perceptible, la voix lointaine d'un autre berger qui répétait le thème, à six kilomètres de là." C'était aussi à Vic que Marguetite de Valois a découvert la bourrée, danse qui l'a tellement enchantée qu'elle l'a ensuite introduite à la Cour à Paris.

 

La bourrée Auvergnate La bourrée Auvergnate

 

Démographie:

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Vic a beaucoup souffert de la désertification des campagnes qui s'est traduite par une baisse et un vieillissement de sa population, moins importante toutefois que dans les communes rurales du canton. Aujourd'hui, grâce à l'importance de son patrimoine hôtelier, de ses équipements de loisir et de l'agrément de sa situation, on peut constater une stabilisation de sa population à son niveau historique (environ 2000 habitants). On observe que des citadins reviennent s'y installer toute l'année pour y passer une retraite paisible.

 

Personalités liées à la commune:

 

Moyen Age

  • Saint Curiat, ermite qui vivait sur le plateau du Coyan.
  • Pierre de Cols d'Orlhac, troubadour.
  • Pierre de Vic (1143-1210) dit le Moine de Montaudon, troubadour à la cour de Jacques 1er d'Aragon.
  • Uc Brunenc (1190-1230), troubadour dont la famille possédait Vixouze.
  • Bonne de Berry (1365-1435), vint souvent à Vic où elle fit reconstruire l'église et où elle établit le bailliage en 1404.

XVIeme siècle 

  • Marguerite de Valois (1553-1615), reine de Navarre et vicomtesse de Carlat. De retour à Paris, c'est elle qui mit en vogue la bourrée comme danse à la cour.
  • Monseigneur Dominique Marini (1593-1669), archevêque d'Avignon, est venu y prendre les eaux. C'est lui qui a donné son nom à la chapelle du Calvaire, qui s'appelait jusque là chapelle Saint-Rémy, parce que son site ressemblait au Calvaire à Jérusalem dont il avait été patriarche de 1627 à 1635.
Vic-sur-Cère Kiosque maison des eaux minérales Vic-sur-Cère

 

XVIIeme et XVIIIeme siècles 

  • Anne d'Autriche (1601-1666), reine de France, y est venue en cure en 1637 pour soigner sa stérilité.
  • Guillaume Consul, jurisconsulte, y est né, auteur d'une édition de la Paraphrase de Basmaison sur la Coutume d'Auvergne en 1667.
  • Raymond de Lacarrière (v.1655-1745), né à Vic, vice-bailli de Haute-Auvergne, grâce à ses études de physiognomonie il perçait tous les mensonges et confondait tous les assassins. Devint en 1720 prévôt général des Maréchaux pour la Guyenne, siégeant à Montauban.
  • Basile Caré de Montgeron (1686-1754), membre du parlement et janséniste fanatique qui y vint en exil en 1732. Il commença la rédaction de la Vérité des miracles du Diacre Pâris démontrée contre M. l'archevêque de Sens.
  • Louis de Boissy (1694-1758), poète, propriétaire du Mercure de France.
  • Louis-Michel de Boissy (1725-1793), fils du précédent, auteur d'ouvrages d'érudition sur le judaïsme (Maïmonide, Esra) qui eurent si peu de succès, qu'il mit fin à ses jours en se jetant par la fenêtre.
  • Jean-Joseph Brieude (1729-1812), médecin de SSAASS la Duchesse de Bourbon et le duc d'Orléans.
  • Joseph Coffinhal (1757-1841), commissaire de l'Empire de la province Illyrienne (Albanie) et de Rome, conseiller d'État, président à la Cour de Cassation.
  •  Jean-Baptiste Pagès des Huttes (1759-1789), garde du corps de la reine (1755-1793), tué lors de sa défense à Versailles.
  • François-Michel de Sistrières (1730-1809), historien et agronome.
  • Jean- Baptiste Coffinhal (1762-1794), vice-président du Tribunal révolutionnaire.

XIXeme siècle 

Mairie Vic-sur-Cère Vic-sur-Cère

 

XXeme siècle 

  • Marcelle Tinayre (1870-1948), romancière, fondatrice de La Veillée d'Auvergne, y a fait plusieurs séjours.
  • Victor Fonfreide (1872-1934), peintre, illustrateur régionaliste, vivait à Vic chez sa fille Simone Fonfreide (1910-2008), peintre comme lui
  • Pierre Dax, compositeur de théâtre, puis acteur.
  • Joseph Canteloube (1877-1957), ethnomusicologue, compositeur, séjournait à Vic où il a recueilli le chant d'une pastourelle dont il a fait l'ait de Baïlero, publié dans Chants d'Auvergne.
  • Louis Delhostal (1877-1933), félibre, parolier pour Joseph Canteloube, avait remporté en 1895 à l'école normale d'instituteur le prix de poésie en langue d'oc, cofondateur en 1930 de la Sociétat d'estudis occitans.
  • Le Colonel de La Rocque (1885-1946), possédait le château d'Olmet que sa fille a donné aux handicapés.
  • Michelle Miraille (1899-), chef éducatrice du centre d'hébergement des enfants réfugiés pendant l'occupation allemande, épouse de l'écrivain Michel Gorlin.
  • Bernard Frank (1929-2006) réfugié de 1939 à 1945 avec ses parents.
  • Maurice Dage (1903-1994), ses parents tenaient le Café de la Terrasse, ancien instituteur, est l'auteur du Dictionnaire carladézien occitan-français, Mots et expressions en usage dans la haute vallée de la Cère cantalienne au XXeme siècle, édition par Noël Lafon, 2006, et Éditions du Convise, Aurillac,
  • Maurice Delort (1903-1970), médecin réputé, il faisait ses tournées l'hiver sur les hauts plateaux du Carladez, en traineau avec un attelage de chiens samoyèdes. Promoteur de l'aménagement de Super Lioran.
  • Françoise Dolto, née Marette (1908-1988) y passait ses vacances avec sa famille en 1921.
  • Joan de Cabanas, félibrige.
  • Mohamed V, sultan du Maroc (1909-1961) y est venu en visite en 1945 avec le Général De Gaulle (1890-1970).
  • Jeanne Bourin (1922-2003), née Mondot, d'une famille de Vic, historienne.
  • Chanoine E. Joubert, historien, curé de Vic.
  • Rainier III de Monaco (1923-2005) y a fait plusieurs visites.
  • Jean-François Revel (1924-2006), y séjournait en villégiature au-dessus de Murat.
  • Sœur Anne-Marie Salomon (née en 1934), religieuse des Sœurs de la Retraite, médecin à Gossi, fondatrice de Œuvre d'entraide ODSAMS Millau-Mali, basée à Savanhac.
  • Jacques Lewiner (né en 1943), physicien et inventeur, directeur scientifique de l'ESPCI Paris Tech.
  • Antoine Cayrol (né en 1966), alpiniste.
  • Catherine Delors (née en 1969), auteur de "Mistress of the révolution", roman historique qui met en scène trois Cantaliens dont deux Vicois. Elle vit aux États-Unis.
  • Vos humbles serviteurs de l'ASEC ; )
Chapelle du Calvaire Vic-sur-Cère Eglise Saint-Pierre Vic-sur-Cère

Patrimoine historique

  • Chapelle du Calvaire, belle vue dominant le vieux bourg.
  • Castelvielh, site du château vieux dominant le bourg.
  • Ancien hôtel des princes de Monaco, belle demeure en lave datant du XVeme siècle, située dans l'ancien bourg.
  • Maison natale du Conventionnel Coffinhal du XVIIeme siècle.
  • Eglise Saint-Pierre, située en haut du bourg.
  • Statue de Notre-Dame de la Vallée ou de Sion, sur un belvédère au-dessus de l'ancien hôpital.
  • Maison des eaux minérales, ancien établissement thermal qui est devenu un musée, près de la gare.
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