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Arts et traditions populaires du Monde - partie 4 - Mexique

Le quatrième groupe présenté mardi 14 aout 2012 venait du Mexique, les mariachis « Garibaldi ».

 

Oui le Mexique on le situe à peu près, mais un petit rappel ne fait pas de mal.

 mexique.jpg

Le Mexique, officiellement les États-Unis mexicains, est une république constitutionnelle fédérale d’Amérique du nord à régime présidentiel située au sud des Etats-Unis, dont il est en partie séparé par le Rio Bravo, et bordé au sud par le Guatemala et le Belize. Avec 112 336 538 habitants selon le recensement de 2010, dont plus de 20 millions dans l'aire urbaine de sa capitale, Mexico, le Mexique est le plus peuplé des pays d'expression espagnole.

Le Mexique est le troisième plus grand pays d'Amérique latine (après le Brésil et l'Argentine) et le deuxième plus peuplé après le Brésil.

En 2011, il est la quatorzième puissance économique mondiale avec un produit intérieur brut de 1 185 milliards de dollars.

 

Géographie

Le Mexique partage des frontières terrestres avec les Etats-Unis (3 326 km) au Nord et avec le Belize (193 km) et le Guatemala (962 km) au Sud. Il possède de nombreuses façades maritimes (10 143 km) notamment avec l’océan Pacifique et le golfe de Californie (7 338 km) à l’Ouest et avec la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique (2 805 km) à l’Est. La superficie totale du pays est de 1 972 550 km2 en incluant environ 6 000 km2 d’îles. La zone économique exclusive mexicaine s’étend sur 370 km à partir de chaque côte et totalise environ 2,7 millions de km2. Le territoire comporte aussi quelques îles comme Guadalupe et Revillagigedo (Pacifique). On trouve aussi de nombreux volcans. Le pic d’Orizaba culmine à 5 700 mètres, tandis que le point le moins élevé est la Laguna Salada qui se trouve à 10 mètres en dessous du niveau de la mer. Le pays est sujet aux tremblements de terre, parfois très violents.

  

Toponymie

Avant l'indépendance de la vice-royauté de la Nouvelle-Espagne, il fut décidé que le pays prendrait le nom de sa capitale, Mexico. En réalité, le nom de la ville était Mexico-Tenochtitlan, en référence à la tribu aztèque nahua, les Mexicas.

L'origine du nom de la tribu lui-même est assez obscure. Le jésuite et historien Francisco Javier Clavijero soutient dans ses écrits que son nom dérive du mot nahuatl Mexitl ou Mexitli, un nom secret du dieu de la guerre, divinité tutélaire des Mexica, Huitzilopochtli. Selon cette théorie, «Mexico» signifie «lieu [où vit] Mēxitli ou Mēxtli» ou «lieu où est construit le temple de Mexitli», en référence au Temple Mayor. Toutefois Torquemada ajoute que Mexitli viendrait des mots metl (agave) et xictli (nombril), et les premiers habitants s'appelèrent les Mexicatl. Selon cette version, cela signifierait «gens de Mexitli» ou traduit mot pour mot «lieu dans le nombril d'agave». D'autres historiens avancent dans leurs travaux que «Mexico» vient de Mecitl ou Mexi, qui était le nom d'un chef et prêtre qui guida les premiers pèlerins, ces derniers étant appelés Mexicas, et par conséquent, ce mot signifierait «peuple de Mexi». Mexi est parfois aussi appelé Mexitl, mais ne doit pas être confondu avec le dieu Mexitli.

Certains experts ont suggéré que Mexico viendrait des mots metztli (Lune), xictli (nombril, centre, milieu, fils), et du suffixe locatif -co. Par conséquent Mexico signifierait «lieu au milieu de la Lune» ou «lieu au centre du lac de la Lune», en faisant allusion au lac de Texcoco au milieu duquel a été construite la ville de Mexico. Cette version est fondée sur une légende aztèque qui raconte que lorsque les Mexicas arrivèrent pour la première fois au lac de Texcoco, ils virent la Lune qui s'y reflétait.

 

Gastronomie

La cuisine mexicaine a été mise en 2010 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. La cuisine dite mexicaine, qui est en fait constituée par une multitude de cuisines régionales, est très riche en subtilité et raffinement, très variée et avec un grand nombre d’ingrédients. Elle trouve son origine au temps de la conquête espagnole, même si elle a de nombreuses influences indigènes. D’un côté, le maïs, les piments, les haricots noirs, les courges, l’avocat, la patate douce, les tomates, le cacao, la vanille, la dinde et de nombreux fruits et condiments originaires du nouveau monde.

De l’autre côté, les Espagnols introduisirent les viandes des animaux domestiqués dans l’ancien monde tels que le porc, le bœuf et le poulet; mais aussi le poivre en grains, le sucre, le lait et ses dérivés, le blé, et le riz, les agrumes et une multitude d’ingrédients qui forment aujourd’hui une part importante de l’alimentation des Mexicains.

De cette fusion naissent le pozole, le Mole et les tamales dans leurs formes actuelles, le chocolat, un grand répertoire de grignotages mexicains (antojitos). L'atole est à base de maïzena et sa variante le champurrado qui lui est un atole à base de maïs ne sont pas des boissons mais se consomment au petit-déjeuner et le soir. Des boissons alcoolisées régionales telles que le rompope. Une confiture de lait de chèvre : la cajeta. Les flans à la vanille et au caramel sont y sont très populaires.

 

Musique

Le terme de mariachi désigne tout à la fois un type de formation musicale originaire du Mexique, puis le style de musique associé, et une culture musicale. Un groupe de mariachis est constitué au moins de deux violons, deux trompettes, un joueur de guitare espagnole, un vihuela et d’un guitarron. Certaines formations comportent plusieurs dizaines de musiciens. Les mariachis sont originaires de l’État de Jalisco.

De nombreux groupes ou musiciens américains ont été influencés par la musique mexicaine : Flaco Jimenez, Los Lobos…

Des styles musicaux et danses populaires sont la banda (Nord) et la salsa (reste du pays).

Chaque région possède sa musique au même titre que sa cuisine et son artisanat.

Cinq d'entre elles se distinguent par la richesse et la variété de leur répertoire populaire :

  • Le son jalisciense, originaire de la province de Jalisco, est connu en dehors du Mexique. Il évoque les groupes de mariachis, avec leurs costumes charro boutonnés d'argent et leurs trompettes éclatantes (au propre et au figuré). En fait, cet instrument est d’un apport assez récent. L'instrumentation comprend également violons, la guitarra de golpe, la petite vihuela à quatre cordes (4 à 6 cordes suivant les régions) et le guitarrón — guitare de basse à quatre cordes.
  • Le son de tierra caliente (terre brûlante), du Michoacán, est le précurseur du son jalisciense. Rythme, instrumentation et thèmes sont semblables. Le Jalisco et le Michoacán, contigus, ne formaient sans doute qu'un même ensemble culturel. L'élément caractéristique de beaucoup de ces « sones » est constitué par une grande harpe rustique dont la caisse de résonance sert de tambour, ce qui donne un accompagnement rythmé et fort aux lignes mélodiques des violons, vihuelas et guitarras de golpe.
  • Le son guerrerense se distingue des autres « sones » par l'adjonction d'un tambour aux instruments à cordes. Ses sources sont nombreuses et, selon la légende, il aurait été également influencé par les chants de marins chiliens naufragés au large des côtes du Guerrero. Ces chants, variantes du « son », portent le nom de chilenas. Le gusto, autre variante, est caractéristique de la région côtière où, lors des fiestas, les danseurs frappent en cadence le sol d'une estrade surélevée, ou artesa.
  • Le son jarocho, originaire de la côte de Veracruz est la plus riche, la plus répandue de toutes les formes de musique populaire mexicaine. Le mélange de sang africain des habitants de cette région transparaît dans ses rythmes complexes d'origine espagnole. Les poètes du son jarocho sont avant tout des improvisateurs et de nouveaux couplets modernisent sans cesse les chansons traditionnelles.
  • Le son huasteco et la danse régionale appelée huapango dérivent du fandango espagnol. Les rythmes vifs du violon jarana et la huapanguera à huit cordes accompagnent un zapateado rapide, dansé sur une plateforme de bois surélevée qui résonne comme un tambour sous les pieds des danseurs.

 drapeau Mexique

 Histoire

Époque préhispanique

Le territoire a été découvert et habité par des groupes de chasseurs-cueilleurs nomades il y a plus de 30 000 ans.

Pendant des milliers d'années, les habitants de cette région d'Amérique pratiquent la chasse et la cueillette jusqu'à la découverte de l'agriculture. À Guila Naquitz, ont été mis au jour les restes les plus anciens de la domestication de la courge et de la calebasse, qui datent du 9ème millénaire avant JC, mais l'agriculture s'est développée de façon précoce dans des sites comme la vallée de Tehuacan où la domestication du maïs a eu lieu aux alentours du 5ème millénaire avant JC. L'histoire préhispanique de ce qui est actuellement le nord du Mexique est mal connu car les peuples qui occupèrent la région avaient une culture matérielle limitée. Ces peuples nomades qui habitaient les déserts, le littoral et les montagnes au nord de la Mésoamérique ne partageaient pas la même culture. Certains auteurs prennent comme marqueur du début de la civilisation mésoaméricaine la controversée céramique Pox de Puerto Marqués, datée vers le XXIVème avant JC. Cette céramique mésoaméricaine pourrait avoir pour origine le contact entre la côte sud-américaine du Pacifique et l'occident de la Mésoamérique. Les nouvelles avancées techniques se diffusent dans toute la région si bien que, des siècles après, on produit une céramique dans d'autres hameaux du préclassique ancien (2500-1500 avant JC) comme Chupicuaro et Tlatilco. Durant le préclassique moyen (XIV-IV avant JC), la culture olmèque se diffuse dans toute la Mésoamérique. Après le déclin olmèque, l'essor simultané de plusieurs peuples a lieu.

À la fin de cette étape, Teotihuacan devient la ville la plus importante de la vallée de Mexico. Durant le Classique ancien (II-VI/VIII) l'influence de Teotihuacan se fait sentir dans toute la Mésoamérique, appuyé par son pouvoir politique et commercial. Elle avait d'importants alliés, comme Monte Alban dans les vallées centrales d’Oaxaca. La civilisation mésoaméricaine s'étend plus au nord dans des sites comme La Quemada. Des influences culturelles arrivent du nord visibles dans la culture huastèque. La période classique est également l'époque de consolidation de la civilisation maya dans la péninsule du Yucatan et des hautes terres du Chiapas. D'un autre côté, dans les vallées et les montagnes du nord de la Sierra Madre occidentale se développe la culture Paquimé, résultat de la consolidation de l'agriculture dans le nord-est et l'échange entre la Mésoamérique et l'Oasisamérique.

Entre les Xème et XIIème siècles, le centre du Mexique est dominé par Tula, la capitale des Toltèques. La ville a établi des liens très forts avec plusieurs régions de Mésoamérique, mais particulièrement avec la péninsule du Yucatan, où se trouve la ville maya de Chichen Itza. Au Oaxaca, au même moment, les Mixtèques commencent un processus expansionniste qui les mène à occuper les vallées centrales où vivaient les Zapotèques. En 1325, les Mexicas fondent Mexico-Tenochtitlan, la capitale de l'État le plus vaste qu'a connu la Mésoamérique.   

 

Époque coloniale

En 1519, les conquistadors, alliés a de nombreuses tribus ennemies des aztèques, se lancent à la conquête de l’Empire aztèque grâce à la qualité de leurs armes et de leur façon de combattre, ainsi que de la supériorité numérique de leurs alliés indigènes. Le 13 août 1521, la fin du siège de Tenochtitlan voit la victoire des Espagnols et la fin de l'empire aztèque.

Cortés se lance alors dans la conquête d'un vaste empire colonial appelé la Nouvelle-Espagne. Le territoire s'étendra jusqu'à une importante partie du sud des actuels États-Unis (notamment la Californie, l'Arizona, le Nouveau-Mexique et le Texas). Les principales villes mexicaines sont alors créées (Mexico sur les ruines de Tenochtitlan), Guadalajara, Puebla et Monterrey.

Après la colonisation espagnole, des missionnaires arrivent dans le pays pour évangéliser la population qui avait survécu à la conquête. Dès 1535, l’administration de la Nouvelle-Espagne est confiée à un vice-roi. Le premier sera Antonio de Mendoza, nommé par Charles Quint.

Pendant cette période, l’Espagne s'est enrichie grâce à l'exploitation minière (or et argent) et agricole (culture de la canne à sucre et du café) alors que sur le plan humain, la population amérindienne chuta de 80 %, à cause des épidémies et des travaux forcés. On estime qu'avant l'arrivée des Espagnols, le Mexique central comptait 25 millions d'habitants. Il en restait un million vers 1650.

Les trois siècles de domination espagnole (1521-1821) coïncident avec la création du Mexique en tant que nation latine, hispanique, catholique et métisse telle que nous le connaissons aujourd’hui. L'architecture, la gastronomie, les fêtes mexicaines, et la structure familiale sont encore aujourd'hui largement influencées par ces trois siècles de domination espagnole.

Malgré les très nombreuses destructions résultant de la colonisation du Mexique, une forme d'art colonial s'est développé à partir du XVIe siècle; et ce pour plusieurs raisons: contexte humaniste européen et développement des cabinets de curiosités, propagande religieuse, développement d'une élite métisse, explosion d'un commerce intercontinental, etc. Ce phénomène a en outre permis la conservation et la diffusion de nombreuses techniques précolombiennes uniques au monde, comme l'art de la laque mexicaine (technique de collage très différent de la laque asiatique), du papier d’amate ou celui de la mosaïque de plumes, d'une extraordinaire virtuosité au vu des moyens à la disposition des artisans précolombiens. Les populations indigènes ne furent pas entièrement soumises du fait de la chute de l'empire aztèque. De très nombreuses révoltes eurent lieu durant les trois siècles de la période coloniale.   

 

Indépendance

Le 15 septembre 1810, un créole, le curé Miguel Hidalgo, lève, au cri de «Vive le Mexique, vive la Vierge de Guadalupe, vive Ferdinand VII, à bas le mauvais gouvernement !» une armée hétéroclite et indisciplinée de villageois et d'indigènes pour le rétablissement de Ferdinand VII et contre les juntes espagnoles au service des Français. Il commence avec succès, mais échoue au Monte de las Cruces, dans sa tentative de prendre Mexico, et sera exécuté en 1811. Le mouvement est lancé et d’autres prennent la relève. Les créoles (Espagnols nés au Mexique, sans grand pouvoir politique et économique), sont à la tête des métis et indigènes qui forment le gros des troupes contre les Gachupines (littéralement «porteurs d'éperons»), des Espagnols nés dans la métropole, détenteurs du pouvoir politique et économique et auxquels étaient réservées les fonctions lucratives.

Le premier acte d'indépendance a été signé le 6 novembre 1813. Il a été intitulé Acte solennel de la déclaration d'indépendance de l'Amérique septentrionale.

L’Acte d’indépendance du Mexique sera finalement signé le 28 septembre 1821, l'Espagne ne reconnaîtra l'indépendance du Mexique que le 28 décembre 1836.

Parmi les éléments déclencheurs du mouvement indépendantiste, la conquête et l’occupation française de l’Espagne, au début du XIXème siècle, par les troupes de Napoléon et l’avènement des idées libérales en Espagne tiennent un rôle important. Avec l'indépendance, les créoles purent devenir les maîtres du pays en accédant à toutes les fonctions auparavant réservées aux Espagnols. Le 4 octobre 1824, le Mexique se dote d’une Constitution; la République est née.

Durant l’automne 1835, les colons américains du Texas (85 % de la population) se révoltent contre l’autorité mexicaine (siège de Fort-Alamo) et proclament, en mars 1836, la «République du Texas». Le Guatemala et la République du Yucatan font sécession. Cette dernière réintégra de force le Mexique après deux tentatives.   

 

Guerre des Pâtisseries

Le gouvernement mexicain, à cours de ressources, tenta d'éluder les paiements, reconnaissant cependant une part de responsabilité. Entre autres victime de ces désordres un commerçant français de Tacubaya, pâtissier de son état: des militaires ivres occasionnèrent des dégâts dans son restaurant. Le gouvernement de Louis-Philippe 1er réclama la somme de 600 000 pesos (équivalant à l'époque à 3 millions de francs or) en réparation de l'ensemble des pertes subies par ses sujets. En 1838, une flotte française arriva au large de Veracruz. Les Français bombardèrent la ville.

Les Français obtinrent des garanties quant au paiement de cette somme et se retirèrent après onze mois de blocus du port de Veracruz. Ce qui occasionna une perte pour le trésor mexicain calculée par le Journal des Débats de 2 200 000 pesos soit 11 millions de francs or.   

 

Seconde Guerre mondiale

À la suite du torpillage de navires mexicains par des sous-marins allemands en mai 1942, le gouvernement déclara la guerre le 28 mai 1942 à l'Allemagne, à l'Italie et au Japon.

L'escadrille mexicaine n° 201, composée d'avions P-51 Mustang, participa à la guerre contre le Japon et fut envoyée aux Philippines.

Des mexicains participèrent aussi au débarquement du 6 juin 1944. L'un des plus connus d'entre eux est le pilote de chasse Luis Pérez Gomez abattu le 19 juin 1944. Il repose au cimetière du village de Sassy.

D'autres participèrent sous l'uniforme américain à la bataille des Ardennes. Parmi eux, le sergent José Mendoza Lopez qui reçut la plus haute distinction militaire des Etats-Unis, la Medal of Honor, pour ses faits d'armes et pour avoir tué à lui seul lors d'un combat plus de cent soldats ennemis.

 

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